“J’ai eu du mal, je l’ai frappé au ventre”
Cette femme, qui explique avoir vu des similitudes avec son vécu dans le témoignage d’une autre victime présumée devant elle, décrit une nuit du premier semestre 2010 dans l’appartement Damien Abad dans lequel elle serait retournée, après de nombreux gestes qui ont été « déplacés » par l’homme politique lors de réunions précédentes. Décrivant un homme comme “surexcité” et “avec un sentiment de toute-puissance”, il raconte qu’après avoir vu “quelque chose” au fond du verre qu’il venait de servir, il dit être immédiatement allé lui “cracher” sa gorgée dans les toilettes. . Or, selon cette femme, M. Abad l’attendait derrière la porte à la sortie des toilettes et tout est allé “très vite”: l’eurodéputé l’aurait “poussée dans une pièce en face”, puis il aurait essayé de la forcer à faire une fellation. “J’ai eu peur, j’ai été surpris. “Je me suis battu, je l’ai frappé au ventre”, raconte-t-il.
Allégations « insoumises » selon le ministre
“Laëtitia” raconte avoir finalement réussi à “se débarrasser” de l’agresseur présumé et à quitter la salle grâce au harcèlement d’un invité. Les faits rapportés par cette femme “sont étayés par les témoignages de huit personnes en qui elle avait confiance ou qui ont pu être témoins de certains éléments de son histoire”, et que Mediapart affirme avoir communiquées. M. Abad, qui brigue dimanche un nouveau mandat au parlement de l’Ain après avoir remporté le premier tour, s’est plaint auprès de l’AFP du “programme soigneusement choisi de ces publications” et de la “partialité” de l’enquête. qui selon lui a un motif « politique ». “En ce qui concerne les plaintes, je suis outré et je les dément catégoriquement”, a déclaré Abad dans un communiqué transmis à l’AFP.